« - Je peux m'installer à côté de vous ?
- Allez-y, vous me tiendrez compagnie par cette nuit bien froide. »
C'est comme ça que tout a commencé entre Jérôme et Marie. Après deux ans de vie commune le fruit de leur amour arriva. Elle s'appelait Julie; elle avait des cheveux blonds aussi purs que l'or et des yeux aussi bleus que l'océan.
Nous sommes le 4 février 1970. Je suis avec ma chère épouse et ma fille. Aujourd'hui, nous devons travailler sur le champ. A peine arrivé, je remarque une petite boîte noire qui brille au soleil au milieu du terrain. Immédiatement l'envie de découvrir ce que contient cet objet mystérieux me prend. Je m'approche et, pas à pas, je sens l'excitation qui monte en moi comme un enfant attendant ces cadeaux de Noël. Je prends la boîte, l'examine avec minutie. Les bords sont couverts d'or. Une petite inscription m'intrigue sur le dessus. « Prends garde, ceci n'est pas une boîte ». L'écriture avait dû être graver par un couteau ou un des ces objets de torture. Je me dis que la personne à qui ce petit mystère appartenait, avait voulu s'en débarrasser par lassitude. Je l'ouvre, elle me paraît tout d'abord vide, mais, à y regarder de plus prêt, je vois qu'un petit bout de papier coincer dans l'angle de la boîte, je tire et délicatement je sors un billet de deux cents francs. Pris d'une grande je cours annoncer la nouvelle à ma femme, j'arrive à la maison mais je ne la vois pas, elle doit encore être sur le champ. J'examine chaque petite pliure, le billet est bel et bien vrai. Je ferme la boîte quand je vois ma femme arriver. Aussitôt je lui annonce la nouvelle extraordinaire.
« - Chérie tu ne devineras jamais ce qui m'est arrivé tout a l'heure.
- Non, mais j'ai remarqué que tu ne t'es pas occupé du champ comme tu devais le faire...
- Mon ange, ce mois-ci nous n'avons pas à travailler. Je viens de trouver un vrai billet de deux cents francs dans le champ.
- Mon cœur, c'est génial où as-tu trouvé ceci ?
- Dans une petite boîte noire.
- Puis-je la voir ?
- Oui, ne bouge pas. Je te l'apporte » je vais chercher la boîte et je lui montre tout fière de moi.
Elle prend la boîte, l'examine aussi minutieusement que moi, l'ouvre, scrute l'intérieur et me dit:
« Elle n'a rien de particulier cette boîte. » Ma femme avait beau dire ça je savais qu'elle avait quelque chose cette boîte, quelque chose de magique, quelque chose de particulier mais ce n'était pas une boîte comme les autres.
Quelques heures plus tard.
Nous sommes à table, Marie était allée chercher du pain et du jambon avec l'argent trouvé, elle avait fait bien attention de ne dépenser que sept francs, pas un de plus. Puis, je remis mon aventure de l'après midi au cœur du repas.
« - Alors ma chérie, ne trouves-tu pas que le repas à un petit goût de plus que d'habitude ?
- Non, mais je trouve que le jambon est d'une qualité exquise.
- J'apprécie le jambon et je l'aime d'autant plus avec ce petit goût de gratuité.
- Chérie, c'est bien beau d'avoir trouvé ce billet mais il nous faut maintenant reprendre le travail du champ. »
Ce champ, je ne le supporte plus; je n'ai pu réaliser aucun de mes rêves de jeunesse; c'est dans ces moments-là que je me rends compte à quel point ma vie n'est qu'une suite d'échec. Pourquoi n'ai-je pas réussi à l'école, je n'aurais pas été délaisser par mon père j'aurais fini avocat, je vivrais de luxe et de bons plaisirs.
Je m'en vais rejoindre ma femme dans le lit quand soudain mon regard se fixe sur la boîte, je suis comme attiré par cet objet malicieux. Mon âme ressent cette envie de sentir contre ma peau son agréable touché, de l'ouvrir et d'apercevoir son petit ventre bien vide. J'avance, prend la boîte, l'ouvre et à ma plus grande surprise, elle contenait de nouveau un billet de deux cents francs.
Le billet était parfaitement lisse, on l'aurait cru sorti de l'usine. Je n'arrive pas à en croire mes yeux, je prends le billet et ferme la boîte le plus vite possible, sûrement de peur de perdre ce cadeau par un coup du destin.
Très vite l'envie de la revoir remonte jusqu'à moi, mes membres semblent possédés par un esprit supérieur. Alors, je reprends la boîte , l'entrouvre comme un enfant regardant ces cadeaux avant l'heure et je vois de nouveau un présent venu d'en haut, en effet un billet de deux cents francs vient de nouveau me demander de le retirer de la fameuse boîte. Je continue ainsi toute la nuit , les billets sortent comme par magie l'un après l'autre. Je répète la même action machinalement, j'ouvre la boîte, sors le billet, l'empile sur le dernier, ferme la boîte, l'ouvre...
Je décide alors le dire à ma femme dès son réveil.
« - Chérie, la boîte est magique, elle est magique !!
- Que dis-tu ? Tu as encore trop bu hier soir...
- Regardes donc si tu ne me crois pas, je sors de la poche arrière de mon pantalon les billets que j'avais divinement créés toute la nuit et lui tends une petite liasse.
- Mon ange, mais c'est parfait, nous allons pourvoir acheter une nouvelle maison ainsi qu'un nouveau champ !
- Je crois que tu n'as pas comprise, je peux faire apparaître les billets quand je le souhaite. »
Après avoir parlé toute la soirée de ces merveilleux présents du destin, je prends la décision de partir a Paris et de réaliser mon rêve, vivre de bon plaisirs et de luxe sans avoir besoin de travailler.
J'arrive à Paris , direction les champs Élysée, cette endroit me faisait rêvé depuis toujours, les hôtels luxueux, les casinos, l'alcool tous se dont le vie à besoin pour être embelli.
Les boutiques toutes plus belles les unes que les autres, les hôtels d'un confort sans égal.
Paris c'est belle et bien là que je vivre et mourir, qui aurait cru que les choses allaient prendre cette tournure.
Pendant deux mois je vivais une vie de débauche, j'avais prit goût aux jeux d'argent, écument les bars, ne m'occupent plus de ma famille, mon couple était en plein naufrage, mais cela m'importait peu, seul mon plaisir personnel conté.
Il est 10 heure du matin, je me lève regardes autour de moi et ne vois pas ma fille et ma femme, ils ont surement dû aller chercher de quoi manger ce midi. A peine sorti de la douche, que vois-je allonger sur le sol, ma fille ! Julie, celle que j'aimais tant, celle qui de l'époque où je vivais a Compiègne me redonnais le sourire, celle dont je me souciait le plus au monde. Oui ma fille est là allongée sur le sol, les bras écartés, son corps disposé tel une croix. Je me met très vite a la recherche de ma femme, après deux heures de fouille de l'hôtel je ne l'a trouvé pas, elle avait du partir après l'accident. Les idées deviennent confuses, sans elles je ne suis plus rien, leurs odeurs, leurs présences, leurs sourires, leurs visages d'ange, je ne suis plus que l'ombre de moi même. Je tombe alors dans une sorte de coma. A mon réveille mon cœur semblé indépendant de mon cerveau. En effet un cauchemar était venu se jouer de moi dans ce repos forcé. Dans ce moment de souffrance un homme venait me voir les bras tendus, dans sa main gauche la boîte celle qui me faisait rêver il y a encore si peu, dans l'autre un pendentif ouvert avec a l'intérieur une photo de l'élu de mon cœur. L'homme me disait d'une voix rauque « Tu as un choix a faire ! », il répétait cette phrase sans s'arrêter.
Je prends donc conscience que cette homme était maitre de mon destin, en effet a la suite de ces événements tous les phénomènes surnaturels était devenu possible dans ma tête.
Que devais-je faire, mener la vie dont j'ai toujours rêver, l'argent, le luxe, les femmes...
Ou bien vivre avec ma femme, d'une vie simple, d'amour... Ma fille était déjà morte, ma femme disparu mais je me met à la recherche de ma moitié.
Mais après deux ans de recherche toujours rien elle n'avait toujours pas réapparu, les cauchemars étaient eux bien restés. Je décide alors de répondre a cette homme, encore inconnu même après pourtant deux ans de nuits communes.
Voilà donc le moment tant attendu, je suis en face de lui ! Il me dit de cette même voix rauque « Tu as un choix à faire ! », alors dès ce moment je lui rétorque « Je veux ma femme ! »
On dit de Jérôme qu'il c'était défenestré après un abus d'alcool.
skip to main |
skip to sidebar
Vous êtes sur le blog de la Seconde 7. Les nouvelles sont écrites et retravaillées par les élèves. Ils attendent des conseils pour les améliorer, pour connaître les émotions ressenties par leurs lecteurs, vous. Alors n'hésitez pas à les aider!
Catégories
- Comique (1)
- Fantastique (9)
- Historique (1)
- Policier (6)
- Poétique (2)
Index des nouvelles
- Ceci n'est pas une boîte
- De l'ombre à la lumière
- Drôle de meurtre
- L'homme à la bonne mine
- La Tempête
- Le Blasphème
- Le Mensonge
- Le Secret
- Le coupable idéal
- Le journal d'Adonia
- Le miroir ensorcelé
- Les liens du sang
- Les origines du Mensonge
- Meurtre entre deux mondes
- Paris XXIe
- Retrouvailles macabres
- Un Noël assassin
- Un destin brisé
- Un don venu des enfers
- Un livre bien étrange
- Un n'a pas suffi
- Un sommeil sans rêve
- Une mort héroïque
- Une mort sans indice
- Vol à double sens
Thèmes
- L'Art (2)
- L'argent (6)
- La vie à la campagne (1)
- La ville (1)
- Relations familiales (6)

