Eric était enfin en vacances mais il devait passer celles-ci avec ses parents. Ils avaient eu l'idée étrange de visiter pendant la journée les catacombes parisiennes.
Eric était à peine sorti de son lit que sa mère l'appela de la cuisine :
"Réveille-toi, le petit déjeuner est près.
-Oui, j'arrive, répondit le jeune homme à moitié endormi."
Après avoir pris son petit déjeuner, Eric, accompagné de ses parents, se rendit à la station de métro la plus proche. Tous les trois attendirent sur les quais pendant quelques minutes, puis le métro arriva et s'arrêta lentement en crissant des roues. Ils montèrent et l'engin démarra. Le jeune garçon profita du temps du trajet pour finir sa nuit. Arrivés à destination, les vacanciers sortirent de la rame, prirent les escaliers et sortirent à l'air libre. Ils traversèrent l'un des nombreux boulevards qui composent les artères de la capitale puis firent face à l'entrée des catacombes. Ici commençait la visite des entrailles de la capitale.
Après avoir payé leurs entrées, Eric et ses parents suivirent un guide qui leur fit descendre des escaliers de pierre escarpés, après quelques minutes de marche, ils arrivèrent dans les galeries. Elles étaient humides et sentaient la moisissure. De légères lumières laissaient découvrir des cranes qui formaient des figures plus funestes les unes que les autres: des cœurs, des croix... Ils étaient encastrés sur des os préalablement tassés.
Le guide était très ennuyeux, il portait une cotte et un haut rouge criard. Il parlait beaucoup et racontait des plaisanteries qui ne faisaient rire que lui.
Eric n'en pouvait plus, il partit et échappa à la vigilance de ses parents. Il se retrouva seul.
Des cranes le regardaient avec leur orbites vides au milieu de plusieurs tonnes d'ossements. La peur le possèda et il décida de fuir en courant. Eric voyait le nombre d'ossements diminuer au cour de sa course; au bout d'un certain temps ils disparurent complètement.
Après plusieurs heures de marche, Eric n'avait toujours pas trouvé de sortie. Il était perdu !
Il ne savait plus quoi faire et imagina toutes les horreurs qui pourraient survenir le menant à la mort. Il se réfugia dans les larmes, il pleura comme il l'avait fait de nombreuses fois durant son enfance. Il était seul, seul et perdu dans des kilomètres de galeries. Il marcha longtemps, désespéré, quand soudain il vit quelque chose briller dans le noir, il se mit à courir aussi vite que ses jambes pouvaient le porter. Il se retrouva devant une vieille porte d'ascenseur couverte de rouille. Etant donné sa taille, on aurait facilement pu y placer une cinquantaine de personnes.
En tendant l'oreille il entendit la vibration lointaine d'une rame de métro au dessus de lui. Le visage de l'adolescent retrouva des couleurs, il pensa qu'il devait s'agir d'un ascenseur donnant sur le tunnel du métro.
Il appuya sur le bouton d'appel, la cabine était déjà là. A l'intérieur de la cabine grillagée il n'y avait qu'une manette, Eric accionna cette dernière. Il fut surpris de voir que l'engin descendait.
L'ascenseur continua sa progression, au bout d'un certain temps Eric commença à s'inquiéter, soit l'ascenseur était lent ou soit ce dernier couvrait une longue distance. Le jeune homme, pour se rassurer, opta pour la première hypothèse. Il fit les cents pas dans la cage qui, comme la porte qu'il avait franchit, était d'une taille importante. La machine continua sa progression pendant plus d'une heure quand celle-ci s'arrêta en un soubresaut; Eric sursauta.
. La porte de l'ascenseur s'ouvrit en provoquant un bruit assourdissant, le pauvre garçon se résigna à sortir, la sortie donnait sur un long couloir taillé dans la roche, ce dernier était éclairé par des néons orangés comme on pourrait en trouver dans les tunnels des autoroutes. Eric trouvait cette ambiance angoissante, il prit son corrage à deux mains et s'enfonca dans la galerie.
Arrivé à un certain stade de sa progression Eric fut bloqué par un mur de briques couvert de mousses et de champignons, le jeune garçon commenca à désespérer, Il fit demi-tour, se fraya un chemin dans les tunnels puis se retrouva face à l'imposante porte de l'ascenseur. Il actionna la manette qui permètait son ouverture mais rien ne se produisit, il répéta plusieurs fois cette action mais rien ne se produisit. Abattu, le jeune homme s'assit et attendit quelqu'un qui n'arriverait surement pas.
Les heures passèrent mais Eric n'avait plus aucune notion du temps; il ne savait pas si il faisait jour ou nuit, il ne savait pas si on était le matin ou l'après-midi. Il pensa à ses parents qui devaient s'inquiété, il pensa à son hatitude irresponsable qui l'avait conduit à cette situation.
Ses parents devaient le rechercher dans toute la ville. Ils devaient se sentir coupable de sa fugue...
Soudain Eric entendit des voies; il pensa que son imagination lui jouait des tours. Il tendit l'oreille et se rendit compte qu'il ne rêvait pas. Le jeune garçon reprit confiance et se dirigea vers la source de se bruit. Il retraversa le tunnel une troisième fois et crut distinguer deux silhouettes à côté du mur.
Il regarda attentivement et discerna les trais des deux personnes. Il s'agissait de deux homme : l'un était assez mince et habillé d'un costume de bureaucrate, l'autre était grand et massif. Un frisson traversa Eric quand il s'aperçut que le second homme était armé.
L'adolescent prit son courage à deux main et se dirigea vers les deux hommes, ce fut l'homme en costume qui parla le premier :
« Comment est-tu arrivé ici mon petit ? dit-il en prenant un air niais.
Eric raconta son périple dans les souterrains, l'homme l'écouta attentivement, quand le jeune garçon eu fini, il reprit la parole :
-Tu est donc arrivé ici par hasard...tu va venir avec nous, dit-il précipitamment »
Eric n'imprima aucune résistance et les suivit docilement.
Le jeune homme remarqua que le mur qui le bloquait quelques instants au paravant avait disparu faisant place à un long couloir recouvert de dalles blanches. Ce dernier était éclairer par une lumière blanche ce qui donnait un aspect plus chaleureux. Après avoir traversé ce couloir, ils arrivèrent face à une porte à l'allure moderne. L'homme armé appuya sur un bouton qui déclencha l'ouverture de la porte. Elle se découpa en deux parties qui migrèrent vers les extrémités de la porte laissant place à un passage sans lumière : ce qui provoqua l'énervement de l'homme au costume :
"Mince, le disjoncteur a sauté, s'exclama t-il.
-Ce n'est pas grave utilisons des lentilles infrarouges cela nous permettra de voir dans l'obscurité, répondit le second.
-Oui, vous avez raison, donnez en aussi au gamin; il en aura besoin."
Le grand homme s'approcha du garçon et lui confia une petite boîte. Il lui expliqua comment s'utilisaient les lentilles. Éric s'empressa de les mettre.
Le jeune garçon fut étonné de voir que les lentilles qui permettaient de voir dans le noir; reproduisaient aussi les couleurs.
Ils se frayèrent un chemin dans le labyrinthe que formaient les couloirs, ils arrivèrent devant une seconde entrée. Celle-ci était verrouillée; un des hommes appela à un interphone, déclina son identité et demanda l'ouverture de la porte.
Quand le passage fut dégagé, Eric faillit perdre l'équilibre. Il se trouvait face à une véritable cité souterraine composée d'une multitude d'étages répartis sur les flancs de la roche, reliés par de nombreux ascenseurs en verre.
En bas, au centre de l'édifice se trouvait un sorte de piste d'atterrissage sur laquelle étaient entreposés des engins étranges. Le monument était éclairé par des lumières orangés similaires à celles qu'il avait croisées un peu plus tôt. Eric fut tiré de son émerveillement par la voie du petit homme au costume :
« Te voici dans le laboratoire souterrain de Paris, il s'agit d'un secret d'état. Tu es la première personne non-chercheuse à venir ici; tu as emprunté un ascenseur que nous pensions hors service. Tu as eu beaucoup de chance, la machine aurait très bien pu lâcher au milieu de tes deux kilomètres de descente. Il s'agissait d'un vieux tas de ferraille construit dans les années soixante dix; ce qui correspond à la date de construction du laboratoire...le savant fut interrompue par le second homme.
-Arrêtez monsieur Jander, tout ceci doit rester secret même un adolescent représente un danger. Mettez le en quarantaine; moins il en sevra mieux cela sera !
-Mais voyons il s'agit d'un enfant que fera t-il ?
-Ne contestez pas mes ordres, ici, c'est moi qui doit assurer la sécurité !
-A vos ordre, répondit le savant ironiquement. »
Eric fut emmené par l'homme. Le jeune homme finit sa course dans une cellule d'à peu près neufs mètres carrés. Elle ne comportait qu'un lit qui avait l'air confortable.
Eric passa plusieurs heures dans sa cellule.
Son ennuis fut stoppé par le savant Jander qui s'adressa à lui avec gentillesse :
« Bonjour, tu me reconnait ? Eric fit oui de la tête et l'homme reprit : Les gens du laboratoire croient qui si tu remonte à la surface tu ne va pas pouvoir tenir ta langue, moi je te fait confiance. Je peut te faire sortir de la mais il y a des risques !
-Quelles sont ces risques ? demanda le jeune garçon.
-Je ne peut pas te renvoyer par les voies normales, tout le monde s'en apercevra. J'avais donc penser à quelque chose de plus risqué. J'imagine que les étranges engins que tu as vu lors de ton arrivée t'ont intrigués. Il s'agit de sondes que l'on peut déplacer avec une technologie que nous avons découvert ici même. On envoie une charge d'énergie importante sur une sonde de manière à ce que ses atomes se séparent les uns des autres puis grâce à un procédé compliqué on arrive a recomposer la machine à la surface ce qui nous permet d'éviter des déplacements. Je voudrais exploiter ce procéder sur toi, mais cela présente des risques on ne l'a jamais testé sur les êtres humains. Je demande donc ton accord. »
Après qu'Éric eu donné son accord, il fut emmené par le savant au rez de chausser dans une grande salle dont les murs étaient en béton armé. Quand le savant envoya la charge énergétique nécessaire, Eric ne sentit rien et se retrouva subitement dans sa résidence. Il retrouva ses parents et leurs expliqua se qui s'était passé; ils ne le crurent pas et se fâchèrent en croyant que le jeune homme était partit voir ses amis sans leur permission. Eric s'en était douté, il se rabattit sur ses amis qu'il alla voir dans la journée. Ceux-ci se moquèrent de lui en pensant qu'il leur faisait une plaisanterie.
Dans la soirée Eric se réconcilia avec ses parents. Il alla se coucher puis dit bonne nuit à sa mère qui abaissa l'interupteur de sa lampe, mais celle-ci persistait à rester allumée; Eric fit donc la remarque à sa mère :
« Tu n'as pas éteint la lumière peut-tu réellement le faire s'il te plait ? »
Cette dernière leva les yeux au ciel et ferma la porte. L'adolescent se leva donc pour éteindre sa lampe. Il actionna l'interrupteur plusieurs fois mais rien ne se produisit. Il alla dévisser l'ampoule de sa lampe : sans effet. C'est alors qu'il se rappela ce qui c'était passé quelques heures plus tôt: Il avança ses doigts vers ses deux yeux et y retira de fines lentilles de contact. Eric se retrouva plongé dans le noir et sentit les fines membranes glissées de ses mains.
Le lendemain, il chercha ses preuves mais ne les trouva pas.
« Les secrets les plus invraisemblables sont toujours les mieux gardés. »
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mercredi 13 janvier 2010
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