Un jour, alors que la ville aux cent villages s’éveillait tranquillement, que les bruits retentissaient déjà, que la foule envahissait les métros et les rues et que les parisiens cherchaient leurs journaux, Sébastien, un jeune étudiant en droit de vingt-quatre ans, vivait à Paris pour ses études et commencait sa dernière journée pour son examen de fin d'année. C’était un étudiant brillant et ses amis disaient de lui qu’il était timide, sympathique mais un peu prétentieux. Il était brun, portait des lunettes. Son nez était retroussé, il avait la peau métissée et ses yeux étaient vert, il s’habillait souvent de la même manière, d’un pantalon noir et d’une éternelle chemise à carreaux bleus. Il était toujours sérieux. Il consacrait beaucoup de temps à ses études car pour lui le travail était primordial. C’était la journée de l'examen, après des révisions longues et difficiles, il s'apprêtait à passer le dernier jour de l’année après avoir fini les autres jours d’examens. Le jour se terminait, le soleil se couchait, l’obscurité envahissait le ciel, la nuit tombait. Il était heureux, c’était les grandes vacances ! Il passait les premiers jours à sortir avec ses amis, visitait plus amplement la ville lumière. Arrivé à la fin du mois de juillet, il voulait faire un voyage car depuis sa naissance, il n’avait jamais quitté le vieux continent ni la France. Il demandait à ses parents s’il pouvait voyager. Ils avaient acceptés. Ses parents étaient du même âge, cinquante huit ans chacun, sa mère était en retraite, elle était infirmière et son père travaillait toujours en étant chef d'entreprise. Sébastien était né dans une famille plutôt aisée.
Il réfléchissait donc à une destination mais se disait s’il valait mieux atterrir sur une île ou sur un pays sachant que ses amis conseillaient la Guadeloupe, le Brésil et l’île de La Réunion. Après quelques jours, il se décida finalement d’aller sur l’île de La réunion. Quelques jours avant son départ, il proposa à un ami de l'accompagner pour ne pas se sentir seul mais celui-ci refusa. De plus, il ne connaissait personne sur cette île. Les jours passaient à une vitesse folle pour lui et plus le jour du voyage s'approchait, plus une impatience terrible le gagnait comme si ce voyage allait être décisif pour sa vie. Le jour arriva, il prépara ses bagages avant d'aller à l'aéroport et d'embarquer pour La réunion. Il devenait étrangement angoissé, les branches des arbres hurlaient, la ville lumière bondissait, un danger semblait faire son apparition alors que le paquebot des aires s'envolait. Le vol durait plus de douze heures, Sébastien les voyait défiler très lentement. Son angoisse s'était dissiper et l'envie de pouvoir découvrir l'île devenait plus importante. Durant le vol, il pensait, réfléchissait à ce qu'il pouvait faire sur l'île, alors qu'il ne connaissait personne.
Enfin, l'avion atterrit après un voyage long et interminable, Sébastien posait le pied hors de France, il était épuisé. Avec l'argent de ses parents, il loua pour deux semaines, la durée de ses vacances, une maison non loin de la capitale Saint-Denis. C'était une maison dans un quartier paisible construite par un architecte et décorée avec goût, la porte d'entrée était grande et carrée, il y'avait deux fenêtres à carreaux, la couleur d'ensemble était grise, les façades, également grises, s'étendaient, s'agrandissaient, sous la lumière du soleil, elle paraissait immense alors qu'en pleine nuit elle laissait une impression plus effrayante et plus mystérieuse. La vue était magnifique, l'étendue de sable était visible, les montagnes au loin étaient immenses et le doux bruit des vagues sans fin. L'île de La Réunion était un coin magnifique perdu, au milieu de l'océan Indien, qui présente de multitudes de facettes, à la fois urbaine et naturelle, cette île etait un endroit fait pour les vacances. Avant de faire un petit tour dans les différents endroits, il allait déposer ses bagages qui étaient lourds. Puis après avoir regarder la maison, il alla se promener en ville. Il voyait les différentes facettes de l'île et les différents paysages. Il rencontra une personne tout à fait aimable de son âge, il lui fit connaître un peu plus l'île de La réunion et son histoire. Ils devenaient amis. Il s'appelait Max, il était d'origine de La réunion, plutôt grand de taille, plus que Sébastien, sa peau était blanche contrairement au reste de la population réunionnaise, il avait une tête moyenne, le teint mat, un visage plutôt rond entouré d'une épaisse masse de cheveux lisses. Ses yeux reflétaient la couleur de l'océan en un bleu-vert éclatant et son nez était droit. Il portait toujours une casquette bleu et une chemise de couleur différente chaque jour. Il était souriant, joyeux en permanence et n'avait pas un très fort caractère. La nuit tombait, Max et Sébastien rentraient chez eux. Etant rentrer, Sébastien rangeait ses affaires, lorsqu'un vent froid traversa la pièce dans laquelle il se trouvait et lui glaça le sang. Il était tout d'un coup effrayé car la maison était vide à part lui et ses bagages, le vent n'a fait qu'amplifié cette frayeur. La maison était très grande par rapport à lui tout seul. Après avoir rangé ses bagages, il aperçu dans la pièce d'en face un objet, il se rapprochait et c'était un grand miroir penché, ovale, imposant, lourd et qui avait l'air très ancien mais en parfaite état. Lorsqu'il le vit, Sébastien fut paralysé par la peur tellement le miroir était effrayant. Mais le pire venait d'arriver, lorsque Sébastien voulu se regarder dans le miroir, il vit le mur de derrière, il n'apparaissait pas!!
Ce soir-là, il avait passé une nuit blanche, il était glacé par la peur et l'angoisse. La lumière du jour traversait sa chambre, alors qu'il venait de se lever de son lit blanc comme un linge avec les cernes aux yeux. Il n'osait pas entrer dans la pièce où se trouvait le fameux miroir. Vers l'après-midi, il invita Max pour lui parler de son problème et de ses craintes. Lorsqu'il lui contait l'histoire, Max ne l'avait pas du tout pris au sérieux malgré la peur qui se distinguait sur son visage. Sébastien lui proposa de jeter un coup d'oeil sur le miroir et de s'y regarder pour voir s'il était le seul à ne pas apparaître. A première vue, Max était également effrayé, il ne comprenait pas ce que faisait le miroir, seul objet présent avant l'arrivée de Sébastien alors que la maison devait normalement être vide. Lorsqu'il se regarda....tout était normal, il se vit tout comme il se verrait dans un autre miroir. Sébastien était à coté de lui, pourtant le miroir ne reflétait que Max. Le fait de découvrir qu'il est sûrement le seul à ne pas apparaitre dans ce miroir, amplifiait sa terreur et sa crainte. Pendant plusieurs jours, il ne passait que des nuits blanches, ou bien lorsqu'il dormait, c'était accompagné de plusieurs cauchemars. Max lui dit plusieurs fois de se débarrasser de son miroir, de le vendre ou de retourner en France si cela devenait trop grave mais il refusait obstinément, comme si une force supérieure, mystérieuse, étrangère l'en empêchait. Après une semaine de vacances passée sur cette île, il était perdu entre confusion, angoisse et doute, cela faisait cinq jours qu'il n'avait plus quitter la maison. Au premier jour de sa deuxième semaine de vacances, il voulut mettre le miroir dans la rue où se trouvait la maison, pour voir si les passants apparaissaient dans le miroir, et une fois de plus, tout était parfaitement normal. Il alla ensuite rendre visite à Max pour se changer les idées. Lorsque son ami le vit, il fut surpris, il ne reconnaissait pas parfaitement Sébastien...celui-ci avait une expression du visage effroyable, on pouvait le comparait au diable! Sébastien lui parlait de sa fatigue ainsi que de son impuissance. Max le comprenait parfaitement malgré sa méfiance, il lui demanda une fois de plus de vendre le miroir mais Sébastien refusa. Ce dernier rentra ensuite chez lui. Les nuits qui suivirent furent les plus difficiles, il avait également des hallucinations, il entendait des bruits venant de la pièce du miroir, de plusieurs personnes criant et qui étaient en train de souffrir, comme si cela venait des enfers, au point de croire que le miroir était hanté. Lendemain du cinquième jour, Sébastien tomba gravement malade, à cause de sa peur et de son angoisse permanente. Ce jour là, il n'arrivait presque plus à marcher, il se rendit une fois de plus devant le miroir avec le peu de force qu'il avait. Par surprise, alors qu'il n'avait plus d'espoir, il vit sa tête, son corps... ensanglanté sur le miroir alors que ce n'était pas le cas, son visage ressemblait à celui d'un effroyable démon, il perdait de ses forces, il sentait son âme s'enfuir, le rythme des battements de son coeur ralentissaient. Il s'écroula brutalement et mourut.
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jeudi 14 janvier 2010
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