L'évènement sombre que je m'apprète à vous raconter débuta le 19 décembre 2009, le premier jour de vacances de Noël que je m'apprêtais à passer seul comme les deux années précédentes. J'avais vingt ans et étais sans emploi après avoir échoué dans mes études, ceci dit commençons cette histoire.
Ce matin là, je me levai, endormi comme toujours, puis je pris le journal que je commençai à lire pendant mon petit-déjeuner, c'est là que je découvris avec stupeur, une série de meurtres dans Paris, apparemment tous commis par la même personne. On pouvait distinguer une grosse chaîne brisée enfoncée au niveau du torse de chaque cadavre, je me réjouis d'ailleurs qu'aucune image ne fut jointe à ceci. Je me demandais alors qui aurait pu commettre une telle horreur mais après avoir fini de manger je n'y pensai plus, et ma journée se déroula comme toutes les autres, c'est à dire devant mon ordinateur. Puis le soir, je décidai d'inviter quelques amis au bar pour boire une bière. Mes amis vinrent comme prévus, ils décidèrent alors de boire plus que d'habitude pour fêter les vacances, ce qui est complètement absurde sachant que nous buvions déjà beaucoup. Leur comportement immature m'agaça, je partis. Soudain, en chemin, en baissant la tête je vis un cadavre gisant sur le sol dans une flaque de sang avec un chaîne enroulé autour de son cou. A ce moment précis j'entendis un bruit de chaînes sourd provenant d'une ruelle. En entendant ceci, je décidai d'aller voir ce que cela pouvait être, je vis alors une silhouette de l'autre côté de la ruelle. J'eus alors la folie d'essayer de le rattraper, je finis par m'approcher de lui, il était grand et carré, il avait des chaînes prolongeant le long de ses bras. Nous arrivâmes dans une grande avenue commerciale, je criais alors aux passants de m'aider à l'attraper mais je n'eus que des réponses étonnantes : " Que racontes-tu ? Il n'y a absolument personne ! Sombre fou !" ou encore " Ah, les jeux vidéos, ça n'engendre rien de bon ! ". Je ne comprenais absolument rien, il était impossible de ne pas le voir ! Puis lorsque je me retournai vers ce mystérieux meurtrier, il n'était plus là, il avait surement changé de direction pendant que je m'étais tourné vers les passants pour leur demander leur aide. Déçu, je rentrai alors chez moi.
Durant cette nuit, je ne pus trouver le sommeil en pensant à ce cadavre et à cette ombre courant au loin, je décidai alors de trouver ce meurtrier. Le lendemain, j'eus envie d'en parler avec mes amis mais à l'instant où je leur demandai leur aide, ils se mirent à rires, tels des enfants se roulant par terre pour se moquer d'un de leurs camarades en ajoutant : " Tu délires, tu devrais rentrer chez toi et dormir au lieu de raconter n'importe quoi ! ", ce qui me blessait venant d'eux. Je n'avais personne d'autre vers qui me tourner, j'étais seul et désespéré. Je me mis quand même à chercher des indices me permettant de trouver cet assassin. Ce soir là je sortis chercher des indices autour des lieux des précédents crimes : c'est alors qu'en examinant la ruelle dans laquelle le tueur "aux chaînes" s'était échappé, je découvris un corps pendu au mur par ses intestins. Avec courage, je regardai afin de trouver des indices quelconques. Je découvris tout d'abord ces entrailles répandues sur le sol, comme si elles avaient été triées. Un profond dégoût régna en moi mais je ne pu m'arrêter la, je découvris ensuite des entailles profondes sur tout le corps mais aucun indice sur le mystérieux meurtrier. Je décidai d'appeler la police pour qu'ils puissent examiner le cadavre plus en profondeur. Ils arrivèrent enfin. Je les conduisais au corps, mais lorsque nous y fûmes il n'y était plus. Je commençai à paniquer : la chair recouvrant le sol n'était plus là, la flaque de sang non plus, ainsi que toutes les autres choses répugnantes que j'éviterai d'énumérer. Les policiers se mirent alors à rire, ils me pensaient fou. Ils me menottèrent et me mirent dans leur voiture. Nous roulions depuis dix minutes jusqu'à nous arrêter devant un hôpital psychiatrique...
Cela devait faire maintenant deux semaines que j'étais enfermé dans ce maudit endroit qui me tourmentais énormément. J'entendais à longueur de journées des rires agaçants et stridents, ou des cris tellement effrayants que je tremblais à chaque fois qu'un de ces sons retentissait : on aurait dit des animaux agonisants que l'on égorgeait. J'entendis alors des médecins parler d'un nouveau patient. Il aurait apparemment été enchaîné dans sa cellule pour éviter qu'il s'en échappe. Cet esprit dérangé avait été expulsé de la prison pour s'être évadé à de nombreuses reprises et revenant à chaque fois le visage couvert de sang. Il aurait également terrorisé tous les autres prisonniers. Un des médecins laissa alors échapper un rire ironique.
Cette nuit, alors, je me réveillai en sursaut, à cause d'un cauchemar : le mystérieux patient était entré dans ma chambre et s'était enfui par la fenêtre. Je regardai partout autour de moi, je vis alors à l'emplacement de cette fenêtre, un trou dans le mur comme s'il aurait était enfoncé par un bélier. Je sortis alors de ma chambre en hurlant d'effroi. Les médecins arrivèrent en courant, alarmés par mon cri. Ils me demandèrent ce qu'il se passait, je leur montrai le trou dans le mur, quand soudain un aide soignant arriva. Il n'arrivait pas à parler tellement il était effrayé. Il nous emmena à la cellule de cet individu louche. La porte était à terre couverte de taches de sang. Un grand frisson me parcourru : je m'évanouis en poussant un cri hystérique.
J'ouvris les yeux, je n'arrivais pas à distinguer ce qui m'entouraient excepté les murs entièrement blancs, qui soudain, se recouvrirent d'une ombre obscure...
C'était cet homme sanguinaire et démoniaque, il s'approcha de moi et instinctivement j'essayai de le repousser mais je ne pus bouger mes bras, je portais une camisole ! Je me levai alors et courus désespérément vers la porte de sortie. Le géant l'avait laissé ouverte en entrant, je vis, derrière celle-ci,plusieurs médecins étendus sur le sol dans un marécage d'entrailles. Je poussai un hurlement de terreur , puis, je vis les cadavres des médecins se lever et avancer vers moi. J'étais de plus en plus effrayé, je ne comprenais rien à ce qu'il se passait, j'étais complètement paniqué. J'utilisai alors toutes les forces qui me restait pour m'enfuir le plus vite possible. Je déambulais dans des couloirs qui m'étaient totalement inconnus. Le bâtiment était bien plus grand que je ne l'imaginais : je réussis enfin à sortir. J'étais déjà attendu, ces êtres monstreux étaient déjà là, j'entendis alors des voix qui n'appartenait sûrement pas à ces êtres surnaturels : " Lâchez votre arme ! A genoux et les mains sur la tête ! ". Moi ? J'avais une arme ? C'était impossible ! Je portais une camisole de force, je ne pouvais en aucun cas avoir une arme. Je regardais alors mon bras, et je vis, dans ma main, un grand couteau fortement aiguisé, couvert de sang qui coulait le long de la lame. Je levai alors la tête. Ces abominations n'étaient plus là. À leur place se trouvaient des policiers. Mes yeux n'interprétaient la vérité, qu'à de brefs instants car le temps d'un clignement d'œil, ils disparurent. Je courus vers le bâtiment, pour je ne sais quelles raisons, et je vis dans l'entrée quelques cadavres gisant par terre, mais avant d'y entrer, j'entendis des coups de feu, puis je sentis de nombreuses douleurs dans mon dos. Je compris avant de m'effondrer que j'étais devenu complètement fou.
Après avoir été soigné à l'hôpital, je fus transféré dans la meilleure prison de Paris. Je suis depuis maintenant cinquante ans enfermé dans cette même cellule, qui est selon les gardiens, la cellule la plus sécurisé de tout le bâtiment, utilisée seulement en cas de grande nécessite. Je ne pensais pas avoir tué autant de personnes mais j'avais ôté la vie à presque tous les médecins de l'asile psychiatrique... Tous les événements horribles qui me sont arrivés, depuis la lecture de cet article truqué, n'étais que mon invention, tous mes sens étaient bouleversés, seule mon ouïe me faisait entendre la vérité, j'étais plongé dans la folie !

