vendredi 15 janvier 2010

la Crypte


La famille Noris habitait dans une maison de la région parisienne, de deux étages et faite de pierres comme celles qui sont anciennes. Ils étaient quatre, Jean et Marie ainsi que leurs deux enfants, Alexandre et Paul. Ils avaient eu un troisième enfant, malheureusement mort à la naissance. Un soir d'été, ils dînèrent dans un restaurant chinois avec leurs amis les Berthe qui avaient aussi deux enfants, mais qui habitaient dans l'Oise, dans une maison semblable à un chalet. Ces familles étaient de la même génération et les deux hommes s'étaient rencontrés pour la première foi à dix-huit ans, lors de leur service militaire, dans un camp près de la frontière allemande. A cette époque, Jean habitait avec son frère et ses parents, dans un petit village de l'Oise appelé Vallangougard. Phillipe quand à lui vivait à Epiais-Rhus dans le même secteur. Dès lors, ils passèrent leurs journées ensemble et se considérèrent donc comme des frères. Mais après que Jean eut rencontré Marie, ils partirent vivre dans une maison de la région parisienne. Son départ n'influença pas leur amitié, et ce jour, dans le restaurant chinois, un défi fut lancé entre ses deux personnes . Il était environ vingt heures, quand les deux familles arrivèrent dans le restaurant, situé à Paris dans la rue Jean Jaurès. Lors du dîner, une idée trotta dans la tête de Philippe et à vingt-deux heures trente, lorsque le dîner se termina, il conta son histoire :depuis 1780 il existait un château, haut de vingt pieds. Ce château nommé Balincourt, avait été construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, par Denis-Claude Liégeon, pour le conte Charles Louis de Balincourt et son épouse Anne de Mongton. Lors de la Révolution française les propriétaires avaient été exécutés et le château fut repris par Pierre Riel en 1803. Par la suite il fut transmis de père en fils, de générations en générations. Philippe avait entendu quelques mois auparavant qu'il existait une crypte, où chaque propriétaire du château avait été enterré jusqu'à ce jour. Pour y accéder, il fallait rentrer dans la propriété, aller jusqu'au château, et à coté de celui-ci, il existait un souterrain permettant l'accès à la crypte. A la fin du repas, les deux familles ne voulaient pas aller se coucher et, après quelques minutes de discussions, elles décidèrent d'aller voir la crypte dans le château. Mais, avant de partir à l'aventure, il leur fallait être en noir pour éviter de se faire apercevoir par les gardiens chargés de garder le château. La famille Noris décida donc de rejoindre les Berthe chez eux, pour partir directement à Balincourt car ils habitaient à un quart d'heure de ce village. Il était vingt-trois heures quand les Noris arrivèrent dans le chalet . Ils prirent un café, des lampes , mirent leurs bottes et partirent en voiture jusqu'au village . En arrivant la-bas, ils garèrent leur voiture à une centaine de mètres de Balincourt, et partirent à l'aventure. Pour accéder à la propriété, il leur fallait escalader un mur pas très haut , en pierres très usées, mais qui glissaient terriblement à cause de la pluie qui était tombée quelques heures plutôt. Cette épreuve était un petit peu difficile pour les deux femmes, mais elles réussirent tant bien que mal à la surmonter. De l'autre coté du mur, on pouvait apercevoir plus loin une grande allée, recouverte d'herbe, très longue et très large, qui était semblable à un champ. En marchant dans cette allée, les deux familles apercevaient au loin, des ombres sur chaque côté, mais elles étaient indistinguable, à cause du manque de lumière. En s'approchant de ces ombres, Philippe remarqua qu'il s'agissait d'horribles statues, telles les gargouilles sur les églises . Elles étaient usées, il leur manquait parfois le nez, les oreilles, la bouche et elles étaient hautes de deux mètres environ. En face de celles-ci, à une centaine de mètres plus loin, le château de Balincourt se dressait devant Philippe et sa troupe . Il était grand, beau et à travers les fenêtres, il y avait de la lumière, ce qui signifiait qu'ils n'étaient pas seuls. Il leur était donc trop difficile, d'aller directement vers le château car ils risquaient de se faire remarquer. Quelques minutes plus tard, les deux familles se dirigèrent vers un petit chemin étroit, plein de boue, pour ainsi contourner le château . Un petit peu plus loin, sur leur gauche, une autre statue semblable aux autre, apparut devant eux, et il y avait, juste à coté, une petite tourelle faite en pierre avec un petit escalier servant à atteindre le haut de celle ci. Ils montèrent jusqu'en haut, et à l'horizon, on pouvait apercevoir le château, ainsi que la foret qui entouraient les deux familles. tout d'un coup, Philippe dit: "maintenant que nous avons contournés le château, nous pouvons aller voir la crypte mais, il faut être très discret car les gardes ne dorment pas, et ils peuvent lâcher leurs chiens en cas de problème." Ils éteignirent les lampes, marchèrent en direction de la crypte sans faire de bruit, mais soudain, à une centaine de mètres plus loin, des lumières sur les cotés du chemin s'allumèrent et les deux familles commencèrent à courir. Prises de peur la fille de Philippe sauta un mur de trois mètres environ, mais sa chute fut amortit par des ronces qui étaient abondantes. Philippe essoufflé dit à sa fille "baisse toi et ne fait pas de bruit le temps que les lumières s'éteignent et que la situation se calme". Il partit rejoindre les autres dans les buisson, et ils attendirent tranquillement le temps que tout se calmes. Derrière les buissons, une petite lumière parut, plus les minutes passèrent, plus la lumière s'approcha de la troupe. A un certain moment, on pouvait distinguer au loin, une lumière, puis homme parut, d'une quarantaine d'années environ, musclé, habillé en chasseur, tenant un fusil dans sa main droite. Il resta planté devant les buissons, puis après avoir observé les alentours, repartit vers le château. Quelques minutes plus tard ils sortirent de leur cachette sans faire un moindre bruit , se dirigèrent vers le mur et sortirent difficilement l'enfant des ronces. A partir de ce moment la, leur seul et unique souhait était de sortir de la propriété. Ils prirent un chemin, qui les mena dans une petite grange en bois qui était en ruine. Dans celle ci, il y avaient une carriole en mauvaise état, qui devait servir dans le temps à transporter les gens. On pouvait aussi voir des poutres, des blocs de pierres ainsi que des roues manquantes à la carriole. A coté de Philippe et de sa troupe, il y avait un mur de trois mètres de haut qui permettait de sortir de cette propriété, mais ils ne savaient pas ou ils étaient exactement .Un arbre , était placé à côté du mur, ce qui leur permis de gravir plus facilement l'obstacle. Après avoir escalader ce mur, les deux familles atterrirent dans un champ de blés, et ils durent marchés plus de trois quart d'heures avant de traverser une foret, qui les mena jusqu'à une route, pour retrouver ensuite leur voiture. En arrivant à destination,il était cinq heures, mais, au moment de monter dans la voiture, Philippe se demanda pourquoi les lumières s'étaient allumées. Soit des caméras de surveillance étaient placées dans des arbres de la propriété, ce qui était peu probable car les deux familles s'en seraient rendus compte. Mais, après avoir réfléchi, la seule chose qui aurait pu provoquer cela était des détecteurs de mouvement. Quelques minutes plus tard, l'homme qui avait été appercu dans la propriété, réapparu devant les deux familles. Tout le monde courut, mais l'homme, pris son fusil et tira sur Philippe. Il le loupa et Philippe en profita pour se cacher derrière un gros menhir dans la foret. L'homme n'arriva pas à retrouver Philippe , et quelques minutes plus tard, il partit et retourna vers le chateau. Philippe en profita pour rejoindre les autres qui étaient cachés un petit peu plus loin. Ils retournèrent aux voitures et partirent du village vivant , sans blessures.
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