Le sang coula. Ce liquide, qui devrait pourtant m'être familier, me paraissait étrange et incongru, comme s' il ne m'appartenais pas, ou s'il était celui d'une autre personne, de n'importe qui ! Mais pas le mien ... Ce fleuve rouge s'écoulait pourtant de mon corps sur le marbre qui se paraît de veines rouges.
Comment en était-je arrivé là ? Tandis que mon assassin s'éloignait, déjà forme indistinct dans l'obscurité de la nuit, les souvenirs se bousculaient devant mes yeux et la trame du destin se nouait. Un malheureux concours de circonstances ? Je ne peu y croire, les
éléments se sont suivis parfaitement, et peu être un peu trop parfaitement à mon goût ...
J'étais à Paris pour affaire, comptant récupérer plusieurs biens, pour mon plus grand malheur, car c'est là que tout a commencée. Ce n'est certainement pas le hasard qui me fit passer la porte de cette sombre échoppe ce matin d'automne, tandis que le ciel vomissait des trombes d'eau sur la ville, comme pour lui nier le droit d'exister.
C'est donc poussée par la nécessitée de trouver un toit sous lequel m'abriter de la fureur des éléments que par simple curiosité que je pénétra dans cette boutiques à la façade sombre et pale sous la lumière grise du soleil.
Après avoir franchit la porte, je me sentis oppressé par les hautes étagères couvertes de livres et de bibelot ancien. Des dragons chinois de porcelaine, un vase en bronze, plusieurs plantes grimpantes, une lampe d'Alladin, une collection de trimballes en argent recouverte par une épaisse couche de poussière et le vendeur, un vieillard chinois a la barbe noir, complétait le tableau. Dehors, la pluie cessa et je m'approcha d'un calice doré qui cotoyait
Mon attention fut immédiatement attirée par un livre à l'épaisse couverture bleu foncé qui se dissimulait sous une pile de bric-a-brac divers où plusieurs liasses de parchemin, un vieux sextant et d'autres objets insolites.
Tandis que je me saisissait de cet ouvrage, l'homme du comptoir me demanda :
« Vous l'achetez ? »
Je ne sus que dire. Celui-ci, un vieillard décrépit, croyant sans doute que je ne l'avait pas entendu, répéta :
« Vous le prenez ? » .Cette fois, je me réussit à articuler un faible acquiescement.
Je pris le livre qui, dans mes mains, se révélait banal. La couverture bleu était piqueté de taches jaunes, et la premières pages couverte d'une écriture soignée à l'encre noire.
« Il est midi ; je vais fermer, me fit remarquer le vendeur »
Je paya le livre puis sortie. J'avais à faire ailleurs.
Dehors, les quelques passants surpris par la pluie s'abritait sous les porches et les gouttières. Je me sentis suivit, et me retourna ; personne. Pourtant j'aurai jurée ...
Le temps pressais, et tandis , un rayon de soleil perça le couche nuageuse. Une fois chez moi, je retira mon manteau trempé et, négligeant de retirer mes chaussures, je me précipita à ma table de travaille, retirai le papier trempé qui enveloppait le livre et l'ouvrit à la première page, qui était blanche. Je fus soudain hantée par l'idée d'avoir été suivi, m'approcha de la fenêtre et regarda au dehors, où une homme, seul, rangeait son parapluie. Soulagé, je retourna à mon bureau et, sur d'avoir rêvé, je rouvrit le livre à le première page, qui était cette fois-ci couverte d'une écriture bleu. J'eus soudain une faim de loup et la pendule de ma cuisine m'annonça charitablement qu'il était midi et demi.
Il n'y croyait pas ! Après tant d'années de recherche, se faire voler le fruit de ses efforts sous ses yeux ! Il jouait de malchance depuis le début. L'homme regarda le bâtiment de l'autre coté de la rue et pesta intérieurement, tout en regardant sa montre. Il était presque l'heure ! Et ce maudit gamin, quand comprendrait-il son erreur, qu'il n'aurait pas du se mêler de cette affaire ?
Il devait prendre une décision, son commanditaire ne tolérerai pas une journée de plus sur un retard déjà bien avancé. Bien, il finirait son oeuvre dans le temps impartie, même si il lui fallait utiliser la force. Il prit sa décision, lourde de conséquences, ferma son parapluie, sortit un papier de son manteau, griffonna quelques mots et traversa la rue.
Je retirai mes lunette et les posas sur le bureau, allât tirer les rideaux, car le soleil qui se déversait à flot dans la pièce m'aveuglai, puis pris mes chaussures trempé et les rangea après quoi je retourna à mon bureau, où je me repencha sur la première page.
Après quelques secondes de réflexion sur cette agaçante feuille de papier, je me récapitula les fait à moi-même : elle avait été successivement couverte d'une écriture noir, puis était devenu blanche avant de passer au lignes de caractères bleu que je tenais sous mes yeux. Une petite partie de ma raison me soufflait qu'un tel livre pouvait être dangereux, mais la curiosité était la plus forte et j'allais lire la première ligne quand on frappa à la porte.
Il frappa à la porte ; personne. L'adresse n'était donc pas la bonne ? Il frappa encore une fois. Un bruit de pas précipité se fit entendre et la porte s'ouvrit sur un jeune homme.
Parfais. Sa satisfaction intérieur le fit sourire. Et dire que le bouquin était tout près ! Il entama :
« Bonjours, je suis là pour le gaz. On ne vous à pas prévenu ? »
Il s'avança, alors que le propriétaire du lieu reprenait contenance, et chercha des yeux l'ouvrage qu'il convoitait. C'était trop facile. Il était posé a quelques mètres de là sur le bureau, à quelques pas seulement ! Il jubilation intérieurement et faillit se précipiter pour s'en saisir. Faillit. Cela aurait si facile ! Il se voyait déjà avec le grimoire entre les mains lorsque l'homme lui répondit :
« Non, on ne m'a pas prévenu. Cela concerne le compteur ?
- Oui , mais nous repasserons plus tard, merci du dérangement. »
J'ouvris la porte. Je n'aurais pas dû. Mais comment aurai-je pu deviner ?
Après avoir échanger quelques mots avec le visiteur, je me retourna pour prendre mes clé. Sans comprendre pourquoi, je me retrouva dans le noir et je comprit ; cela faisait longtemps que je n'avais plus le gaz … Je m'effondra et la dernière pensée fut pour mon réveil, égaré sur le plancher, qui marquait deux heures et demi.
L'homme en noir massa son poing : le gamin avais le crane dure ! Il enjamba le corps, se saisi prestement du livre, et sortie en trombe, sans voir se détacher la première page que glissa sous les franges du tapis. Il jura contre l'ascenseur, dévala l'escalier, renversa le concierge et se réfugia dans sa voiture.
Les embouteillages de Paris deviendront célèbre s'il ne le sont pas déjà, et, traitant de touts les noms les chauffards et les policiers, il sortit son portable et choisi un numéro en mémoire :
« Le renard a récupéré le fromage, mais le corbeau est tombé de son arbre. J'aimerai que épouvantail envoi la pie pour nettoyer le nid.
- L'épouvantail le n'a que faire du corbeau, mais la pie prendra le fromage à l'endroit de sa première rencontre avec le renard. Épouvantail sera absent car il dois surveiller le poulailler. »
L'homme rangea son portable, se reconcentra sur la route pour essayer d'oublier la voix métallique de son commanditaire et posa son regarde sur le tableau de bord, où l'horloge indiquai deux heures quarante quatre en chiffres digital.
Ce fut une douleur lancinante aux hanches ainsi qu'une crampe à la jambe qui me sorties de ma torpeur. Le sang coula. Il mouille le sol de marbre et le tapis, et colore de rouge le feuillet manquant, qui se trouve étalé sous mon regard. Je lève les yeux observe ma montre, cadeau de ma mère, glisser sur le bord du bureau, rebondir sur un tiroir à demi ouvert et éclater sur le sol en illuminant la scène de débris miroitants. Elle marquera désormais trois heures pile à tout jamais.
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mercredi 17 février 2010
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